20 règles pour ne pas mourir sur la route

prévention routière

Ça y est, après une pause bien méritée vous venez de surfer sur les réseaux sociaux et vos yeux brillent de mille feux après avoir regardé des centaines de jolies photos de vélos.

Vous avez pris la décision d’utiliser plus souvent votre vélo ou tout simplement reprendre vos entrainements.

Mais tout n’est pas rose !

Effectivement, il y a un grain de sable qui est venu perturber ce bel enthousiasme.

Kézako ?!

Eh oui, ce matin en ouvrant votre journal préféré, vous avez lu un article qui avait pour titre « une voiture heurte un cycliste de plein fouet ». 

Et dire que vous auriez pu être ce cycliste, car l’accident a eu lieu à seulement deux pas de chez vous.

La réalité n’est plus à démontrer : une grande partie des cyclistes ne sont pas assez conscients ou assez préparés à rouler sur route. 

Beaucoup d’entre eux oublient de respecter le Code de la route et ont un vague souvenir de leurs droits et obligations.

Alors, ne tardons plus !

Règle n°1

Retrouvez ou rachetez ce magnifique ouvrage qui a pour titre : Code de la route. 

Bien évidemment, il n’est pas nécessaire de mémoriser comment remonter correctement un carburateur, mais les règles de conduite aux intersections : oui, ou ce que signifie tel ou tel panneau afin de ne plus les ignorer.

Cette révision vous sera certainement utile et vous sauvera peut-être la vie !

Règle n°2

Le cycliste est un acteur à part entière de la circulation routière. 

En conséquence, il a à la fois des droits et des obligations, mais aussi des responsabilités.

Le fait d’avoir deux roues ne rend pas le cycliste unique ! 

Aucun halo lumineux n’est visible au-dessus de la tête d’un cycliste et les vies supplémentaires existent uniquement dans les jeux vidéo !

Règle n°3

Si c’est votre première fois sur la route, il serait génial d’avoir un.e ami.e cycliste expérimenté.e qui peut vous montrer comment conduire avec compétence au milieu de la circulation.

Roulez avec lui/elle pendant une semaine en observant attentivement tout ce qu’il/qu’elle fait et comment. 

Si ce n’est pas le cas, analysez la route lorsque vous conduisez votre voiture, en taxi ou dans les transports en commun

Les questions que vous devez vous poser sont : quand et comment les voitures se placent-elles aux intersections, comment tournent-elles à droite et à gauche, comment les transports publics (bus) déposent-ils les passagers, etc. 

Cela vous aidera à naviguer rapidement au cours d’une situation incompréhensible. 

L’intuition n’est qu’un souvenir…

Les premiers trajets seuls sur la route font toujours un peu peur, aussi bien à vélo qu’en voiture. 

Tenez, je partage une astuce : partir très très tôt au début, car il n’y a pratiquement aucune voiture sur les routes.

C’est le pied de rouler lorsqu’il n’y a personne pour vous troubler.

Cela permet de se concentrer, d’étudier et mémoriser les panneaux et noter l’heure des feux tricolores

Je vous recommande de passer toutes les intersections et tous les carrefours qui vous effraient ; encore et encore.

Comme ça, vous ne serez pas déroutés aux heures de pointe

Recommencer plusieurs fois jusqu’à mémoriser l’automaticité des feux. 

L’ensemble de ce processus vous prendra deux à trois semaines, selon la fréquence que vous aurez choisie.

Règle n°4

Vérifiez votre vélo et en priorité vos freins afin d’être certain qu’ils fonctionnent correctement ainsi que le changement de vitesse. 

Croyez-moi, il n’y a pas pire expérience que de se retrouver avec des freins défectueux.

Règle n°5

Beaucoup de personnes roulent sans casque, surtout lorsqu’ils parcourent de courtes distances.  

Je ne suis pas agrégé en physique, mais un crâne est clairement moins résistant que l’asphalte ou la carrosserie d’une voiture. 

D’autant plus qu’il est impossible de prédire quand vous tomberez et si votre tête heurtera quelque chose de solide. 

L’automobiliste, lui, est protégé par la carrosserie, alors que le cycliste est protégé seulement d’un casque et éventuellement de certaines protections. 

Je suis franchement désolé pour nos cerveaux, mais ils ne sont pas constitués d’une matière indestructible, donc le casque est une protection incontournable.

Que vous portiez ou non un casque est l’affaire de chacun. 

Mais en ville, il peut vous protéger en cas de chute ou de collision.

Encore plus pour les débutants, eux, roulent beaucoup plus lentement et ont tendance à tomber plus souvent et se retrouvent avec des traumatismes plus graves.

Prenez soin de vous, ne négligez pas les protections.

Règle n°6

Et les rétroviseurs pour cyclistes ? 

Personnellement, je conduis sans les rétroviseurs, ayant appris dès les premiers jours comme la grande majorité des gens à regarder autour de moi sans bouger le guidon dans tous les sens et à évaluer la situation qui se trouve derrière mon dos.

Cependant, ils peuvent s’avérer très utiles si vous vivez au cœur d’une grande ville et que vous manquiez encore de pratique, de repères ou d’assurance.

En fait, c’est tout simplement une question de choix.

Règle n°7

Ne flirtez plus avec le trottoir !

Vous n’avez pas besoin de piloter en étant collé au trottoir. 

Laissez au moins un demi-mètre pour manœuvrer, et c’est encore mieux si vous pouvez laisser un mètre cinquante.

En fait, il faut rouler au milieu de la voie.

Comme ça, les voitures n’ont d’autre choix que de vous dépasser en changeant de voie, réduisant ainsi le risque de vous toucher avec leur rétroviseur.

Règle n°8

Les conducteurs ne sont pas des télépathes, ils ne peuvent pas prédire ou lire dans vos pensées – que vous vouliez tourner ou esquiver un obstacle étant donné que les vélos n’ont pas de clignotants

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Accident de vélo, quoi faire ?

Par conséquent, les bras restent l’unique moyen de signaler un changement de direction. 

Rappelez-vous, le Code de la route mentionne clairement comment un cycliste doit indiquer son changement de direction pour tourner à gauche ou à droite, mais aussi comment doit-il s’arrêter sans danger.

Même si tous les conducteurs ne lisent pas dans une boule de cristal, dans tous les cas, la voiture qui se trouvera derrière vous réagira à tout mouvement de votre part et pourra anticiper votre manœuvre ou votre virage. 

Il en va de même pour contourner les voitures en stationnement ou d’autres obstacles qui se trouvent sur la route.

Toujours regardez autour de soi, assurez-vous qu’aucune voiture ne circule près de vous, montrez la direction avec votre bras gauche ou votre bras droit et seulement après vous pourrez changer de voie ou contourner une voiture ou quoi que ce soit d’autre qui vous empêche de poursuivre votre parcours dans de bonnes conditions.

Règle n°9

Le jour et la nuit, pas la même conduite. 

Je suis toujours surpris lorsque je croise tous ces Batman qui roulent la nuit sans un seul accessoire d’identification – feux clignotants ou réflecteurs. 

Comment font-ils pour voir !

Bien évidemment, je parle de voir à cent pour cent ce qu’il se passe sur la route. 

Observez vous-même les autres cyclistes. Arriveriez-vous à les identifier ?

Ne vous fiez pas aux lampadaires ou aux phares des voitures, la nuit tout a l’air noir.

Un kit de catadioptres, un bracelet réfléchissant ou un éclairage arrière ne coûte vraiment pas grand-chose et vous évitera une collision

L’éclairage avant est tout aussi important si vous conduisez souvent le soir. 

Sur les routes, il y a des trous (nids-de-poule), des branches, des chats qui courent, etc.

Il n’y a rien de mieux que d’avoir un éclairage pour voir ce qui se passe devant afin d’éviter de heurter et de tomber. 

Bien sûr, vous serez également vu.

Je recommande d’allumer l’éclairage avant et pendant quelques secondes en mode – feux clignotants – lorsque vous passez devant des sorties d’écoles et notamment si vous voyez qu’il y a un véhicule de la police municipale qui est stationné avec le gyrophare allumé.

Une source de lumière clignotante est plus visible, surtout dans le contexte d’une voiture avec un gyrophare ; votre signalétique restera visible au milieu d’autres points lumineux et un véhicule qui démarre vous remarquera. 

Il en va de même pour le feu arrière ; en ville lorsqu’il y a beaucoup de circulation, passez en mode clignotant.

Le moment le plus dangereux sur la route est le crépuscule. Quand tout se fond dans la pénombre, il est recommandé d’ouvrir la lumière dès que le ciel commence à s’obscurcir.

Pendant la journée, un vêtement voyant ou un sac réfléchissant permet également de se faire remarquer.

Règle n°10

Les feux de circulation, on en parle ?

Non, je pense qu’il n’est pas utile de s’attarder sur le sujet du feu orange et rouge, n’est-ce pas ?

Quoique…

Au feu orange vous devez vous arrêter avant le marquage au sol et au rouge vous devez être définitivement stoppé (cf. article 412-31 du Code de la route).

Règle n°11

Vous connaissez certainement l’adage : Nul n’est censé ignorer la Loi.

Qu’est-ce qui doit être ignoré et quand doit-elle l’être ?

Tout est expliqué dans le Code de la route :

  • Si vous quittez une route adjacente, laissez passer les voitures qui longent la chaussée. Dans le cas contraire, c’est à vous de laisser la priorité. Assurez-vous tout de même d’être vu.
  • Un piéton qui traverse à toujours la priorité même si celui-ci ne passe pas sur un passage réservé.
  • Si vous roulez sur une piste cyclable, alors vous devez laisser passer les voitures qui traversent la route. Sinon, vous avez l’option de descendre de votre cheval de fer pour quelques secondes afin de vous transformer en piéton ; et là, vous devenez prioritaire.
  • Les tramways ! On en discute ! L’angoisse… Quoi dire de plus que d’être le plus vigilant possible ! Souvenez-vous des règles que vos parents vous ont apprises : toujours tourner la tête à gauche, puis à droite avant de traverser. 
  • Si vous empruntez des intersections non réglementées, alors une seule règle s’applique : vous devez concéder la priorité à droite.
  • Concernant les carrefours, seuls les panneaux vous guideront dans la bonne direction.

Et bref, si vous n’êtes pas sûr à cent pour cent que les véhicules vous voient, alors cédez le passage, restez attentif et soyez prudent.

Règle n°12 

Quand il y a beaucoup de voitures… 

Si vous vous êtes arrêté à un feu rouge et que vous attendez qu’il passe au vert, avancez d’un demi-mètre devant les voitures pour que les automobilistes qui se trouvent autour puissent vous remarquer. 

Surtout, évitez de vous positionner contre une voiture ou un bus, car il y a une très forte probabilité que vous vous retrouviez pile dans l’angle mort.

Ne stressez pas au démarrage. Vous êtes bien visible, alors les quelques secondes que vous allez prendre pour amorcer votre démarrage ne ralentiront pas les voitures qui se trouvent derrière vous. Elles vous doubleront en gardant une distance de sécurité. 

Si vous passez à une intersection et que la voiture qui se trouve derrière souhaite continuer tout droit, décalez-vous jusqu’au milieu de la voie. Ainsi, le conducteur vous laissera continuer et attendra que vous tourniez.

La plupart des accidents sont dus au fait que les cyclistes ne se positionnent pas au bon endroit de la voie, puis tournent sans se rendre compte qu’un véhicule les suit ; c’est l’un des accidents les plus répertoriés.

Règle n°13 

Le rond-point des Champs-Élysées.

Un véritable cauchemar ! Oubliez, il y a plus pratique !!

En fait, il y a deux pistes d’à peu près deux kilomètres qui sont séparées des voies de circulation – rue Tilsitt et rue Presbourg.

Ces deux rues sont les dernières avant d’arriver au rond-point de l’Étoile.

Ensuite, il faut prendre l’autre piste qui se trouve – avenue de la Grande-Armée. La piste est praticable dans les deux sens jusqu’à la porte-Maillot.

Allez, petit interlude artistique ! Comme il y a d’un côté les personnes pour qui cette performance était belle, et de l’autre une incompréhension, je vous offre une photo de l’Arc de Triomphe que j’ai capturé lorsqu’il était empaqueté.

Arc de Triomphe

Règle n°14 

Le danger est partout !

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Accident de vélo, quoi faire ?

Attention aux véhicules qui manœuvrent brutalement lorsqu’ils sortent d’une place de stationnement ou les portes qui s’ouvrent sans prévenir.

Regardez les clignotants du véhicule ainsi que les roues. 

Si le clignotant s’allume et que la roue a déjà commencé à tourner, soyez prudent.

Essayez de voir à travers le rétroviseur du conducteur s’il y a quelqu’un dans l’habitacle. S’il n’y a personne, vous pouvez continuer.

Néanmoins, si le conducteur est présent, ralentissez le plus possible, parce que si la porte s’ouvre sans que vous ayez eu le temps d’anticiper, vous pouvez toujours crier.

Et si malgré votre alerte le conducteur ouvre sa porte, sachez qu’il s’agit d’une violation du Code de la route.

Règle n°15

Ayez un œil sur les bus.

Tant qu’un bus est à l’arrêt pour faire monter ou descendre des passagers, vous ne risquez rien. Dépassez-le tout de même avec prudence par sa gauche, car un passager peut surgir à tout moment pour traverser. 

En revanche, si vous êtes en train de rouler et qu’un bus vous dépasse, facilitez-lui sa manœuvre en vous décalant le plus possible vers le trottoir.

Règle n°16

Revenons sur les angles morts. 

Afin d’éviter de vous faire renverser, vous devez suivre deux règles :

1. Ne vous collez jamais derrière un camion, et moins encore d’essayer de le doubler par sa droite.

2. Décalez-vous sur la gauche et cherchez le regard du conducteur dans le rétroviseur.

Règle n°17

Je reviens aussi sur les Tramways.

Les plateformes sont très souvent glissantes. Même par temps sec, elles restent glissantes principalement si vous roulez avec un vélo de route ou de ville. 

Et par temps de pluie, vous avez compris.  

Par conséquent, essayez de traverser les plateformes de tramway en effectuant un angle droit. 

Vous vous souvenez de l’angle droit ? Si, la fameuse définition que nous avons apprise à l’école :

Un angle droit est donc un quart de tour, ou encore la moitié d’un angle. Un angle droit est son propre supplémentaire, ce qui donne des propriétés intéressantes pour la fabrication d’objets (boîtes, meuble, etc.).

Ça y est, vous l’avez de nouveau en tête ?

angle droit

(Merci, Wikipédia, pour la définition).

Cette manœuvre vous évitera de glisser ou que votre roue se coince pendant que vous pilotez. 

Règle n°18

La sonnette.

Personnellement, je ne conduis jamais sans elle.

Beaucoup de cyclistes ne l’utilisent pas. Je ne sais pas pourquoi, mais même si bien souvent elle surprend les piétons, je trouve que la sonnette est beaucoup plus agréable qu’un hurlement sauvage « écartez-vous ! ».

D’ailleurs, si vous êtes à la recherche d’une sonnette à bon prix et efficace, je vous conseille d’acheter la référence : XLC.

Petite, mais costaud !

Règle n°19 

Les conflits avec les automobilistes. 

Dans mon article qui s’intitule : Accident de vélo, quoi faire ? J’aborde une partie de ce sujet.

Pour mémoire :

  • Appelez les pompiers.
  • Appelez la police.
  • Évitez les conflits avec l’automobiliste.
  • Trouvez des témoins.
  • Etc.

Restez le plus zen possible.

Voici la minute zen attitude :

Parce que même si l’automobiliste qui se trouve derrière vous klaxonne, hurle ou vous insulte nerveusement alors que vous roulez normalement, ne répondez pas, car en réagissant ainsi cette personne abîme ses cellules nerveuses, pas vous.

Optez pour la zénitude lorsque vous roulez.

Ce comportement contribue fortement à garder son calme sans détruire son système nerveux.

Règle n°20

La fatigue et la musique sont les pires ennemis des cyclistes.

Si vous êtes vraiment, vraiment fatigué, déprimé ou si vous n’avez pas assez dormi la veille, alors votre concentration et votre attention seront à leur plus bas niveau.

S’il vous plaît, ne conduisez pas si vous vous trouvez dans un tel état. Restez chez vous et reposez-vous.

À contrario si vous avez une pêche d’enfer et que vous choisissez ce jour-là de rouler avec des écouteurs le son de votre baladeur à fond ; je suis désolé de jouer les rabat-joie, mais ce n’est vraiment pas mieux que de piloter un jour de grande fatigue. 

Vous aimez la musique ! OK, moi aussi !

Vous ne pouvez pas vivre sans vos artistes préférés ? OK, je suis comme vous !

De ce fait, vous avez tout de même pris l’option de les écouter en faisant du vélo ?

Eh bien, non !

En choisissant cette action, vous vous privez simplement de l’un vos sens.

Et sans ce sens, vous n’entendrez plus le bruit des voitures qui se trouvent derrière votre dos, le grincement des freins ou tout autre élément qui nécessite une réaction immédiate.  Vous risquez de vous retrouver couché sur l’asphalte voire de mourir sur la route…

En conclusion

Soyez : attentif, prudent, zen et au fait du Code de la route.

Cependant, si vous cochez toutes les cases, mais que vous ressentez toujours un manque de confiance ou d’assurance vous pouvez toujours opter pour une remise en selle.

La Fédération des Usagers de la Bicyclette a mis en place le programme Objectif Employeur Pro-Vélo (OEPV).

C’est un programme CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) qui vise à accompagner les employeurs dans le développement d’une culture vélo au sein de leurs établissements.

Il a pour vocation de répondre à un enjeu écologique fort, en accompagnant les employeurs dans la promotion de la mobilité active auprès de leurs salariés.

Une aide financière prise en charge par le programme permet aux employeurs de déployer des équipements et services « pro-vélo » pour les déplacements domicile-travail et professionnels de leurs collaborateurs, clients et fournisseurs. 

Ce programme s’appelle : Services éducatifs mobilité.

Et si votre préoccupation est de faire réviser votre vélo, alors découvrez l’autre programme « pro-vélo » : Services techniques.

Et en bonus

Vous pouvez télécharger le guide de l’association Prévention Routière et des Assureurs Prévention : Quels réflexes adopter en ville ?

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